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Gouvernance

La société repose sur la complexité, la diversité et la globalité des rapports en son sein. Ces principes ne permettent donc pas la fabrication et/ou l’utilisation de règles toutes faites pour la gestion et le développement de celle-ci. Enda Graf Diapol postule que l’amélioration de la gouvernance des sociétés repose sur un défi de taille : l’implication des personnes. Il est nécessaire afin de développer un monde convivial et pluriel, de permettre à tout un chacun de s’associer à la gestion de la société.

Ce concept de gouvernance éthique repose sur trois piliers : la gouvernance de soi-même, la gouvernance des rapports sociaux et la gouvernance du rapport à l’environnement.

- La gouvernance de soi-même ou le "mieux être de soi et avec les autres" est synonyme de : s’épanouir, avoir une identité forte et positive, trouver un équilibre dans son rapport à "l’autre", être autonome et citoyen, savoir se remettre en cause pour évoluer, être capable de s’adapter et d’apprendre par soi-même, etc.

- La gouvernance des rapports sociaux ou le "mieux vivre ensemble en société", c’est avant tout : faciliter des rapports sociaux équitables, gérer les collectifs et les relations de pouvoir entre groupes, redéfinir le rôle et le pouvoir des élites, administrer le bien public, préserver la diversité sociale, accroître le nombre d’acteurs participant aux régulations sociales, etc.

- La gouvernance du rapport à l’environnement ou le "mieux être avec la nature" signifie : respecter la nature, la préserver, s’en inspirer, respecter l’environnement immédiat, gérer individuellement et collectivement nos nuisances, éviter de créer des déséquilibres dans l’écosystème, etc.

Mais ce changement doit commencer par nous même, et chez nous (sinon nous restons dans un discours normatif et prenons des figures organisationnelles qui contredisent l’effort prôné vers une régulation plus ouverte et équilibrée). Nous ne saurions avancer résolument dans la lutte contre la pauvreté si en même temps nous en répliquons les principaux mécanismes dans nos propres organisations et dans nos actions.

La gouvernance fait référence pour nous à différents aspects : le mode de régulation, le processus participatif, la responsabilisation, l’acquisition de l’information stratégique quant à son environnement, le débat, etc. Il nous parait essentiel pour une gouvernance éthique au sein de nos institutions de développer des outils qui puissent nous appuyer, simplifier et rendre notre gestion transparente et objective. Il s’agit d’agir sur les individus en promouvant une culture de la participation en les impliquant dans les sphères de gestion, en créant des cadres de dialogue, d’échange, en favorisant le renforcement de capacités des acteurs en développant leur compréhension du contexte, des acteurs avec lesquels ils collaborent, etc. Cela passe également par une décentralisation du pouvoir et de la décision. Nous sommes organisés en réseau mais nous ne souhaitons pas devenir une « grosse machine » dotée d’un centre tout puissant, au contraire nous prônons la responsabilisation et l’horizontalité des relations. Cette vision doit nous permettre, déjà en notre sein, d’expérimenter de nouveaux modes de régulations favorisant l’équité, la responsabilisation, la prise d’initiative, in fine l’innovation. Il s’agit de pour nous de transformer nos institutions dans le but de faire évoluer la société toute entière.

Initiatives

Dans le cadre de notre renforcement de capacités, nous avons organisées des journées d’informations sur différents thèmes à l’attention des acteurs du Réseau Enda Graf Diapol et des acteurs de la société civile.

 

 
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