L’histoire du développement et de ses échecs probants ont rendu le dialogue très difficile entre les différentes catégories d’acteurs, et la fracture s’accentue de plus en plus. Il existe une réelle difficulté d’associer et d’être associé à la définition des règles du jeu (socio-économique, politique, etc) et plus globalement à la fonction de régulation.
Les relations de méfiance, « faire-valoir », de gouvernés à gouverneur, « faire-faire », établissant une hiérarchisation des acteurs, sont les plus répandues. Cela existe entre les Etats et la Société Civile (ONG incluse) mais aussi entre les ONG et les autres acteurs de la SC (« Les ONG gagnent de l’argent sur notre dos »), instaurant des rapports de force.
Dans ce climat, les Institutions Financières ont de plus en plus de pouvoir de décision. Parallèlement, nous constatons une perte de souveraineté de l’Etat au bénéfice de ces dernières. De plus, l’émergence d’autres types d’acteurs dans la gouvernance de la société - affirmation de groupes organisés au sein de la société civile - comme dans le monde du développement (diversification des acteurs), rend nécessaire des ajustements, pour les ONG, par rapport à leurs rôles et leurs fonctions.
Si nous n’essayons pas de faire évoluer la situation, la tendance ira vers la consolidation de ce type de relations d’affrontement et de méfiance entre les différents acteurs, qui aboutira à un enfermement et à un repli sur soi de chaque catégorie d’acteurs. Nous nous enfoncerons dans la précarité, la pauvreté économique, social / humaine et politique. Nous ne possèderons plus le pouvoir d’agir sur notre environnement et notre futur qui seront totalement décidés et organisés par d’autres. Quels projets alternatifs avons-nous ?
Contribuer au changement politique et social en recréant du lien socio organisationnel, en visant la redistribution et le partage des rôles par tous les acteurs afin d’atteindre une gouvernance participative.
Projet de recherche action sur le partenariat